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Nîmes - Camargue

L'ombre de la lune

Nous sommes dans un petit village du Sud de la France nommée Ventadour*. Au Sud, les taureaux, les chevaux, vignes et vergers, la Tour Carbonnière et encore des étendues de roseaux, Aigues-Mortes, les Salins du Midi puis la mer. Au Nord, le paysage ondule, s'étire en vignes puis en garrigues, la Vaunage, Nîmes et plus loin le contrefort des Cévennes, les pins parasols, les chênes verts. Après la grande guerre comme l'on dit, le pays était plongé dans une profonde misère sociale. En fait, un désastre autant moral que physique. Les poilus s'éteignaient un à un, de la gangrène, de la bronchite due aux gaz, d'infections intestinales, d'infarctus et, il ne faut pas l'oublier car on l'a souvent éludé, de désespoir. Les nuits remplies de cauchemar, réveillés en sursaut, trempés de sueur, en sanglots du souvenir de leurs camarades disparus… Tous ceux qui sont morts des suites de la guerre, leurs noms ne figurent pas sur les plaques commémoratives. Dans ce contexte, une légion de petites gens, travailleurs de la terre sans terre, journaliers n'ayant rien si ce n'est leur force de travail. Mal payés, leur misère sera le ferment de leur révolte. L'écho de leurs idées trouvera refuge dans la philosophie révolutionnaire prônée par Marx et Engel. D'autres, trouvant ces idées trop autoritaires, furent plus enclin aux idées trotskistes et syndicalistes. Les penseurs comme Georges Saurel, Bakounine et Proudhon emportèrent leur suffrage**. Leurs rêves de réforme agraire, l'indépendance idéologique en faisaient un mouvement libre, iconoclaste, qui puisait sa révolte dans une Eglise autoritaire, étouffante, à la botte du pouvoir et de la bourgeoisie jusqu'à l'arrivée du Front Populaire. Roger Bernard était de ceux-là. En 39, à la mobilisation, il n'accepte pas de devoir partir à la guerre. Furieux il arrache l'affiche de mobilisation et la jette au sol. Dénoncé, il fut jeté en prison où il passa plusieurs mois. Il en ressortit détruit, autant physiquement que moralement. Il mourut de chagrin quelques mois plus tard. Le roman prend sa place juste avant son décès, il n'est pas biographique. Roger part vivre à Nîmes, avec son épouse Madeleine et ses deux enfants, Yvette l'ainée et Julien le fils cadet, un gamin hyperactif. Il a dix ans et la vie, il la dévore à pleines dents. Il voit son père dont la santé s'étiole avant de mourir sous les bombardements de Nîmes. Il vit son adolescence, travaille à quatorze ans, comme presque tout le monde, devient un homme…

  • * En réalité Aimargues, Ventadour est le nom d'un taureau célèbre.
  • ** Idées relayées par un meneur du coin nommé Chocho, un personnage haut en couleurs.

Commander 17€

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Cévennes

Le Bataille

L'histoire se passe en Cévennes, plus précisément sur Bessèges, Côte de Long, Aujac, Pont de Brésis, le Mas de l'Aire, Concoules, Vialas… Le roman n'est pas biographique, mais m'a été insufflé par un père spirituel, disparu aujourd'hui. Le déroulement de l'histoire, paisible, son esprit, le désintérêt pour la gloire, la bonhomie du personnage correspond exactement au héros. C'est un roman sur la Résistance, avec ces moments de bonheur, de désespoir et de colère. René se considère comme quelqu'un de commun, qui n'a fait que son devoir, rien de plus. C'est un homme vrai, coléreux par moment. Il a même le coup de poing facile, d'où son surnom "le Bataille". Il est rempli de défauts, mais a un cœur qui déborde d'amour et d'amitié. C'est un Cévenol comme on les aime. Il ne voulait pas forcément de la Mine, ni entrer en Résistance, mais on est venu le chercher et il n'a pas voulu dire non. Non, c'est la négation, l'interdit, il n'est pas un homme du "non" et il le prouve. Histoire d'un paysan comme des milliers d'autres, mais c'est celle de René, du Bataille de Ventarenque*.

  • * Aujac. Ventarenque, le vent qui passe sur le rocher.

Commander 15€

Cévennes

Un bref aperçu des livres

Un tour d'horizon rapide......des deux histoires

Une salamandre passa à ses pieds, de son pas lent, au déhanchement similaire mais moins agile que celui du lézard. Il approcha sa main, la prit délicatement entre le pouce et l’index. Il la regarda, et lui caressa la tête. L’ombre projetée faisait penser à un petit crocodile. Les pattes dans le vide, elle s’agitait. Il la déposa dans le creux de sa main et la petite bête s’apaisa. Ses yeux globuleux, très doux le fixaient. « Je vais te faire un mimi » dit-il joignant le geste à la parole. Elle ne bougeait plus. Il la reposa sur le sol, puis après un court moment d’immobilité, elle reprit sa route. Quelle drôle de bête, pensa-t-il ! Où vit-elle ? Et pourquoi sort-elle la nuit ? En fait, elle est un peu comme moi !

L'ombre de la lune

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Le liquide récupéré chez le vigneron fut porté verre par verre, dans la gueule de la bête. Le forfait, une fois accompli, les verres furent mis à l’abri bien loin du tracteur pour ne pas attirer l’attention. En attendant le résultat, chacun devait tenir sa langue. Les vendanges se terminaient, et la Puce et ses copains n’allaient plus au rendez-vous du jus de raisin. Au loin, on entendait le tracteur* qui revenait avec sa cargaison. Il avait toute l’attention du petit groupe : ah ! Le voici, ma foi il roule bien ! s’exclama la Puce. Pourtant, l’eau et le jus montant en température, jusqu’à quatre vingt dix degrés, dégageait une forte odeur de confiture. Ça sentait le résiné dans tout le quartier.

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Dans l’instant qui suivit, un bruit assourdissant lui fit perdre l’équilibre. Jamais, il n’avait entendu, un tel fracas, et pour cause. Puis le calme s’en suivit, un calme plat. Roger fut enterré vivant par une bombe qui avait explosé, juste à ses côtés ! Tout comme les poilus dans les tranchées ! Avec peine, il sorti de l’excavation, il avait la hargne, celle du désespéré. Il pensa que ses tympans étaient crevés, tellement sa tête bourdonnait; l’air hagard, sourd, les yeux injectés de sang, il balbutia quelques mots, et tomba sans connaissance… La nuit était tombée, lorsqu’il se réveilla. Tout en se tâtant, il se disait suis-je vivant ou mort ? Un voile s’était formé devant ses yeux, ne lui laissant qu’une partie de la vision.

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Ce matin de début avril, le petit village de Ventarenque se réveillait sous l’ondée matinale. Elle avait laissé sur les feuilles de chênes verts une perle de cristal. Le printemps semblait occuper la vallée cévenole, malgré quelques rafales de vent ponctuées de pluie fine. La végétation nettoyée faisait briller les chênes, comme si chaque feuille avait été vernie par le pinceau d'une main invisible. L'odeur légère d'humus qui remontait de la terre envahissait le corps tout entier. L'averse cessa, et l'air frais lui donna un frisson agréable. Il leva les épaules et se frotta les mains. Jean, dit (le Bataille), aimait ces matinées d'avril, juste fraiches, mais pas trop, égales à celles d'automne qui rendaient le travail plus facile.

Le bataille

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Hitler avait pris la Hongrie, les nouvelles n’étaient pas bonnes. L’hiver se terminait dans la morosité. Les abords des ruisseaux et les prés à proximité se dégelaient. Partout la nature sortait progressivement de sa léthargie. Les châtaigniers s’ornaient de nouvelles feuilles d’un vert tendre. Le soleil de fin mars se faisait plus chaud, il avait obliqué et envisageait maintenant son crépuscule plus proche du Mas de la Barque, un peu plus à l’ouest. La verdure renaissante à l’orée des sapinettes attirait les cervidés et un chevreuil égaré broutait se régalant des nouvelles pousses, là en plein jour.


Le bataille

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Il pensait à la petite Floréale, et aux deux enfants qui devaient être morts maintenant. A midi ,on vint le chercher. Ils l’amenèrent jusqu’à une chaise, ses pieds trainaient au sol. Toujours la même question : Ou, se trouve le maquis ? Et, la même réponse: Je ne connais aucun maquis. Les brutes frappèrent, encore et encore, le Bataille sentit son corps l'abandonner. On le traina ensuite, tel un pantin désarticule dans sa cellule, il fut remplace par un autre Résistant. Dans un état second ,abruti de coups, il entendit les cris de désespoir, puis s'évanouit...


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Vauvert

A propos de l'auteur

Serge BARTHELEMY

Serge Barthélémy est né a Vauvert dans le GARD. Marié, une fille, un fils ; trois petites filles. Il est élevé, dans la maison de la famille Zanaret, avec une affection particulière pour ses grands-parents. Aujourd’hui à la retraite, en Cévennes, il aime détricoter le passé, pour y retrouver des souvenirs, des anecdotes, des personnages, qui ont construit leurs vies dans l'Amour, l'Espoir, etc.....

Le choix des "éditions la charette bleue" vient de mes ascendants qui étaient charron-forgeron. Ils concevaient des charettes agricoles ou des charretons de transport et de loisirs. Après les vendanges, le matériel était "remisé". La chaux, teintée de bleu de Méthylène, était pulverisée sur le bois. Cela permettait de les protéger contre des parasites, tels les termites et les araignées.

Avis des lecteurs

1

Livre d'or

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2

L'ombre de la lune

  • J'ai pris du plaisir à le lire ,on ne reste pas cinq minutes,sans être dans l'action. - Patrick B
  • Un livre qui retrace la vie d'un personnage haut en couleur. L'histoire de ce village ,au passé Anarchiste, bien ancré, laisse pensif. - Claude M
  • Je me suis régalé,on ne s'ennuie pas. - Jacques G
3
  • Je le trouve trop engagé, trop politique . - Jean Luc M
  • Plus un livre d'anecdotes et d'action, qu'un roman. - De boree C De L
  • J'ai aimé car j'ai retrouvé mon enfance, il y a du vécu dans ce livre. Ce qui le caractérise, c'est son effet "Browning". La cartouche et engagée, c'est l'action. Le coup part c'est le point de vue de l'auteur. - Guy R
4

Le bataille

  • Livre sur la Résistance en Cévennes, avec de belles descriptions de paysages. - Danielle B
  • Beaux paysages, des Cévennes flamboyantes. - Renée M
  • Un sujet inépuisable bien mené. - Michel F
5
  • Une histoire sur la Résistance, avec en parallèle la vie des Cévenols: les foins, les Vendanges, le cochon charcute, en plein dans la vie du pays. - Michel,de la fontaine aux livres
  • Description des paysages,des saisons, dans une Cévenne de Mineurs, de petites Gens, vraie. - Danielle C
6

FIN

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